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Prof. Stoica Mioara-Ramona

Liceul Tehnologic “Constantin Dobrescu” Curtea de Argeş

  1. Qu’appelle-t-on « grammaire du texte » ?

Lorsqu’on étudie la grammaire, on le fait souvent dans la cadre de la phrase. Or, certains aspects de la grammaire concernent le texte entier et débordent le simple cadre de la phrase.

Souvent, et cela étonne, les textes sont considérés par les professeurs comme peu corrects, alors qu’il n’y a pas de « fautes de grammaire ». Pourquoi ? Parce que souvent, les phrases sont correctes mais mal reliées les unes aux autres.

Un texte est toujours organisé, « articulé », il y a un sens, une cohérence. Il faut que le lecteur puisse suivre de phrase en phrase, le « fil du texte », son sens. Il faut aussi que ce texte avance, que chaque paragraphe apporte une information nouvelle.

L’objet de la grammaire du texte est de comprendre comment les différentes phrases s’organisent entre elles pour former un tout cohérent.

Il existe deux manières de renforcer cette cohérence :

  • utiliser certains termes qui reprennent un élément qui se trouve plus haut dans le texte (termes appelés anaphores);
  • l’emploi des connecteurs qui assurent un lien logique entre les différentes idées et structurent donc le texte.
    • L’emploi des anaphores

Observez. Dans le texte suivant, comment reprend-on un élément de la phrase précédente pour faire « avancer » le texte ?

Il était une fois un roi très puissant qui avait une fille belle comme le jour. Elle s’appelait Rosette et avait tout juste seize ans.

Un jour le roi décida que la jeune fille devait se marier. Celle-ci le supplia : elle n’avait pas envie de le quitter mais il avait l’habitude d’être obéi et il ne céda pas. Aussi envoya-t-il des serviteurs dans tous les pays voisins. Ils emportaient avec eux le portrait de la princesse.

  • un roi – le roi- le (supplia)- le (quitter) – il – il – il
  • une fille – elle – Rosette – la jeune fille – se – celle-ci – elle – la princesse

Ces anaphores sont essentiellement :

  • des pronoms : pronoms personnels sujets ou compléments (il, elle, se, le), démonstratifs (celui-ci);
  • des noms précédés d’un article défini (le, la, les) ou d’un adjectif démonstratif (ce, cet, cette, ces) ou possessif (son, sa, ses, leur, leurs).
    • L’emploi des connecteurs

On a certainement remarqué en lisant des textes en français qu’ils sont la plupart du temps très fortement structurés. C’est particulièrement vrai lorsqu’il s’agit de textes où l’on cherche à démontrer quelque chose.

Le lecteur veut, quant il lit, toujours pouvoir se repérer : dans l’enchaînement même du texte, mais aussi dans les différentes étapes du raisonnement. S’il n’y a pas ces points de repère, il se sentira perdu et arrivera très difficilement  à « entrer » dans le texte.

La plupart des textes (surtout les textes argumentatifs) suivent donc un plan strict et utilisent beaucoup de termes qui permettent justement au lecteur de se repérer.

On pourrait dire que ce sont comme des « jalons » sur sa route.

Le plus souvent on distingue :

  • les connecteurs temporels → Ils servent à l’énumération ou aident à établir la chronologie dans un texte :
  • D’abord – en premier lieu – d’une part – premièrement – primo;
  • Ensuite – en second lieu – d’autre part – deuxièmement – secundo ;
  • De plus – puis – et puis – en outre – par ailleurs – troisièmement – tertio ;
  • Enfin – finalement – en dernier lieu.
  • les connecteurs logiques (ou argumentatifs) → Ils marquent les différentes étapes d’un raisonnement : 
    • pour présenter l’argument de l’adversaire (avant de le rejeter) : certes, il est vrai que, on dit parfois que…
    • pour exprimer la concession, l’opposition ou la restriction : mais, pourtant, cependant, néanmoins, toutefois, quand même, malgré tout, du moins…
    • pour ajouter un nouvel argument destiné à finir de convaincre l’adversaire : or, d’ailleurs, non seulement…mais encore, en plus, en outre…
    • pour préciser sa pensée : autrement dit, en d’autres termes, en d’autres mots, c’est-à-dire, si je puis dire, comment dirais-je ?
    • pour expliquer : en effet, c’est pourquoi…
    • pour donner un exemple : par exemple, citons l’exemple de, je prendrais un exemple, un simple exemple suffira…
    • pour introduire la conclusion : ainsi, aussi, donc, bref, en tout cas, en conclusion, en somme, finalement, en définitive, en un mot, en résume…  

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